
Prix, inaugurations, expositions, journées, livres...
Albepierre-Bredons (15) est une commune rurale du Cantal qui réunit plusieurs villages et hameaux, dont Bredons. Elle a décroché le prix national des Rubans du Patrimoine, dans la catégorie des communes de moins de 3500 habitants, pour la restauration de son église.
L’église Saint-Pierre et Saint-Paul de Bredons, est le dernier vestige d’un monastère autrefois rattaché à l’abbaye de Moissac. Etrange union d’une architecture romane, de stalles Renaissance et de retables de style baroque, son abord est austère, avec des meurtrières et une bretèche, mais son intérieur surprend par son décor tour à tour foisonnant et exubérant. Son intérêt est tel qu’elle figure sur la première liste des Monuments Historiques de Mérimée en 1840.

Pourtant, ce bijou architectural a frôlé la perte totale. L’église avait déjà perdu son clocher après la Révolution, au moment où le monastère a été détruit. Plus récemment, en 1991, l’édifice a été endommagé par un violent orage. Sa toiture a alors été restaurée, mais hélas avec des malfaçons à l’origine d’une infestation de la charpente par la mérule. Au terme d’une longue bataille juridique de près de vingt ans, et après une décision du Conseil d’Etat en 2011, puis un ultime parcours administratif, la restauration a enfin pu être entreprise en 2021. Entre-temps, en 2002, l’église a été pillée et dépouillée de nombreuses œuvres d’art, encore recherchées pour la plupart. Aujourd’hui le site est sécurisé et plusieurs œuvres ont été mises à l’abri dans un musée.
Les travaux entrepris ont permis de rénover l’ensemble des couvertures en lauze et des charpentes, la voûte lambrissée de la nef et les façades. La nouvelle toiture en lauze, dans le matériau local, s’intègre magnifiquement dans le paysage. Des pierres de la façade ont été changées, qui proviennent, comme à l’origine, de la carrière des Cunes, toute proche. A l’intérieur, la nouvelle voûte lambrissée de la nef, pensée pour respirer, a été intelligemment conçue avec des parties ajourées, afin de favoriser la circulation de l'air dans la charpente et empêcher préventivement le retour de la mérule. Le résultat est à la hauteur de la détermination et des attentes de la commune et de ses 242 habitants, qui se sont battus pour ce patrimoine exceptionnel. Le montant total des travaux s’élève à 1.437.953€, avec un reste à charge de 52.293€ pour la commune.Le site des Amis de Bredons conserve la trace de ces œuvres volées, invitant chacun à devenir veilleur de ce patrimoine retrouvé.
Photo ©Gilles Chabrier
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Saint-Pierre-en-Auge (14) est une collectivité du Pays d’Auge qui réunit 13 communes depuis 2017, avec une population de 7365 habitants,. Elle a obtenu, dans sa catégorie, le prix national des Rubans du Patrimoine pour avoir terminé la restauration de l’Abbaye de Saint-Pierre-sur-Dives.
Après la fermeture de l’abbaye à la Révolution, l’église était devenue paroissiale au 19e siècle, et la commune avait commencé à racheter des terrains tout autour.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, des obus incendiaires ont malheureusement touché la salle médiévale et l’abbatiale, laissant une toiture et des vitraux très endommagés.
Enfin, à la liste des malheurs de l'abbaye, il faut encore ajouter un incendie d’origine criminelle en 1986 et la tempête en 1999.
La Salle capitulaire a été restaurée en 1998, et dans les années 2000 un schéma directeur des Monuments historiques a donné la ligne de restauration de l’ensemble : le restituer dans l’état du 18e siècle, tout en préservant des éléments plus anciens. Dans les années 2010, les travaux ont permis de restaurer l’aile Ouest (salles de réunion, bureaux, office de tourisme) et la partie orientale de l’aile Sud (création d’un auditorium), tandis que la commune continuait sa politique d’achat de lots appartenant encore à des personnes privées. Le rachat de cinq logements privés a permis de créer un cinéma dans le reste de l’aile Sud, entre 2022 et 2025.
Un chantier modèle
Le travail de pierre de taille pour la façade sud est impressionnant, car il a fallu combler les nombreuses ouvertures qui avaient éventré la façade depuis la Révolution. Une superbe cave médiévale a été découverte et restaurée, avec des ornements d’enduit peint médiéval constitués de quintefeuilles, et les voûtes ont été consolidées. Des vestiges de baies gothiques ont aussi été préservés, ainsi que des carrelages mauristes, avec des carreaux vernissés de Joachim Vattier datés de 1692. Le chantier a parfois pris des allures titanesques, quand il a fallu manier de longues poutres de 9 mètres. Un tri sélectif des déchets provenant des travaux a en effet été opéré pour réutiliser des matériaux issus de la démolition et du démontage. Mais la minutie dans le détail n’a pas été oubliée, par exemple quand les restaurateurs n’ont pas hésité à refaire à l’identique un enduit au clou sur la façade de l’aile sud selon la méthode ancienne. L’abbaye est chauffée en totalité par un système de géothermie, qui a nécessité de creuser deux puits de 65m de profondeur.
Saint-Pierre-en-Auge peut désormais s’enorgueillir d’un centre historique et culturel remarquable, à proximité de la Halle médiévale, du futur parc des tanneries, du jardin conservatoire et du centre bourg. Les bâtiments restaurés abritent plusieurs services, une médiathèque et le cinéma "Le Rexy", classé art et essai jeune public. Les travaux d’aménagement du cinéma dans l’aile Sud s’élèvent à 3.341.561€ HT, avec un reste à charge pour la commune de 635.730€ HT.
Photo - vue aérienne de l'abbaye ©Mairie STPA
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La restauration a été radicale, conservant l’enveloppe extérieure grâce à une nouvelle structure en béton armé, coulé en place, qui a stabilisé les murs anciens. Les quatre façades historiques ont été conservées, restaurées avec un mortier à la chaux. A l’intérieur, quatre colonnes de fonte ont pu être conservées et réutilisées dans l’aménagement du hall d’entrée. Le chantier a privilégié la conservation et le réemploi de tout ce qui pouvait l’être, comme les éléments de ferronnerie.
L’immeuble de "la France australe" est devenu un espace public de qualité, avec, à proximité, un jardin et un parking au sol laissé perméable. Et la Ville fait vivre le lieu, avec des visites, des expositions et l’accueil de groupes scolaires. Cette restauration fait suite à une série de restaurations locales pour mettre en valeur le patrimoine.
Photo ©Ville de Nouméa
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Le prix spécial du Jury des Rubans du Patrimoine est revenu à la Ville de Vanves (92) pour la restauration de ses deux glacières et de la chapelle du Parc Pic.
Un chantier inhabituel, pour un patrimoine peu commun. Au 18e siècle en effet, il était d’usage d’aménager des cavités souterraines, ordinairement maçonnées, voûtées et recouvertes de terre et de paille, dans laquelle on conservait de la glace, voire de la neige. La duchesse de Mortemart, alors propriétaire du domaine, fit édifier trois glacières, dont deux subsistent. L’une des deux a été transformée en chapelle au 19e siècle, quand une maison de santé a été édifiée dans le parc.
Les glacières, enterrées de 3,70 mètres environ, avec un diamètre de 5 à 6 mètres, ont été construites en moellons de pierre équarris, posés à bain de chaux et couvertes d’une coupole, et recouvertes de terre. La glacière qui a disparu n’est plus mentionnée après la vente du domaine Mortemart en bien national et son emplacement est aujourd’hui occupé par une aire de jeu. Une des deux autres a été convertie en chapelle, avec une avant-nef, un oculus sommital surmonté d’un lanternon, et une niche en cul-de-four ajoutée lors de la transformation. Le clocher a disparu.
Aujourd’hui le parc Frédéric Pic, d’une superficie de 5,3ha, est devenu municipal, véritable poumon vert dans le tissu urbain de la ville. Les travaux ont permis de rétablir les volumes et de restaurer les coupoles, de restituer la toiture de la glacière-chapelle et son lanternon, de restaurer ses façades, les parements intérieurs et les huisseries. Un éclairage intérieur a été mis en place.
Photo ©Artibal (architecte)
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Les travaux de restauration ont duré près de quatre ans, de 2021 à fin 2024. L'intervention la plus importante a été la restauration de la façade en pierre de molasse, avec restitution de deux grandes baies géminées qui ont été dotées de vitraux.
L’immeuble abrite désormais la Maison du Patrimoine de Valence Romans Agglomération, elle est un point d’accès important pour découvrir le patrimoine de la Ville.
Photo ©Emma Samiez
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Le prix spécial du dynamisme environnemental a été décerné à la commune de Baugé-en-Anjou (49) pour la restauration de l'ancien tribunal et sa transformation inattendue en "Maison du Citoyen connecté" (MCC).
Ce bâtiment de style néo-classique, qui avait été inauguré en 1866, n’accueillait plus, en 2019, que les archives municipales et des associations.
Or, la Ville avait besoin de retrouver des espaces disponibles afin de pouvoir répondre à l’évolution de l’organisation de la Ville et de ses services administratifs.
Le site historique est désormais un lieu dédié au numérique.
La maîtrise d’œuvre a réussi le tour de force de cacher tous les câbles des équipements modernes multimédias, électriques, sécurité incendie, caméras de surveillance, ventilation, chauffage, dans des pièces où il était impossible de toucher aux murs en tuffeau, au papier peint, aux plafonds en staff et au sol en terre-cuite.
Au total, environ 21 kilomètres de câblages ont été dissimulés dans le bâtiment.
Photo - ©Paillat / F.E Gys
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Pour rappel, le concours des Rubans du Patrimoine est organisé en partenariat avec l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité́, la Fédération Française du Bâtiment, la Fondation du Patrimoine, la Fédération nationale des Caisses d'Épargne et le Groupement français des entreprises de restauration de Monuments Historiques.
La tapisserie de la Cène, d'après Léonard de Vinci

Joseph Siffred Duplessis (1725-1802) à Carpentras (84)
du 14 juin au 28 septembre 2025


Les Rubans du Patrimoine 2025



La revue de l'association "Papilles" sur Gallica

Le 31e Salon des arts à Vernou-sur-Brenne (37)

Première journée mondiale de l'espalier à Chançay (37)


La taille des arbres fruitiers
Jacques BECCALETTO - Marie-Claude EYRAUD - Denis RETOURNARD
475 illustrations - 336 pages
ISBN : 9782841387557
Année d'édition : 2015
Inauguration de la chapelle Saint-Hubert au château d'Amboise (37)
Le 15 juin 2024, une inauguration officielle a célébré en grande pompe cet événement, à l'initiative de la Fondation Saint-Louis, propriétaire du château, en présence de quelque trois cents invités. De nombreuses personnalités assistaient à cette cérémonie, parmi lesquelles Jean d'Orléans, comte de Paris, de nombreux élus de la Région ou encore Stéphane Bern.
La charpente et la flèche ont été restaurées, les façades ont retrouvé leur blancheur et les sculptures leur délicatesse. Au total, une cinquantaine d'artisans ont participé aux travaux, sous la conduite d'Etienne Barthélémy, architecte en chef des monuments historiques.
La chapelle dont le linteau sculpté est daté précisément de 1496, était à l'origine incluse dans les bâtiments qui l'entouraient. Mais les destructions nombreuses du début du XIXe siècle, l'ont transformée en une chapelle isolée, dressée sur la terrasse du château. Elle abrite les restes de Léonard de Vinci, retrouvés au XIXe siècle à l'emplacement d'une ancienne chapelle de la collégiale Saint-Florentin, elle aussi détruite.

Le 30e anniversaire des Rubans du Patrimoine à Paris (75)
La commune de Charly, située dans la métropole de Lyon, a été récompensée pour la restauration de la serre et de l’orangerie du domaine Melchior Philibert, un négociant mécène qui a fait fortune au XVIIe siècle.

Le projet PRESSORIA à Aÿ-Champagne (02)


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approfondie qu'elle requiert et l'on ne sait rien encore de ses dates de construction. La sculpture de sa façade occidentale a été maintes fois décrite, mais l'on n'a pas ajouté grand-chose au « rapport descriptif » publié par G. Lecointre-Dupont dans les Mémoires de la Société des Antiquaires de l'Ouest en 1839. Quelques énigmes subsistent que M. Yves-Jean Riou a réussi à expliquer."
